C’était le thème de la campagne de communication pour les 2 ans de mandat municipal: le « bien vivre »à Toulouse répété à tous les coins de rues pour convaincre en méthode Coué.

Qui partage cette analyse? Pas les parents d’élèves et les agents des écoles.

Depuis la nuit des écoles, le mécontentement ne cesse d’enfler.Les cartons rouges à la municipalité sur sa politique d’éducation s’affichent aux portes des écoles. La liste des colères est longue: hausse des tarifs des cantines et des CLAE, baisse du budget des écoles, qualité des repas…En faisant le choix d’augmenter les impôts des Toulousains, le maire n’a pas fait le choix de la redistribution des recettes fiscales pour maintenir un service public d’éducation de qualité.

Désormais dans nos écoles maternelles le nombre d’ATSEM n’est plus égal au nombre de classe ( nombre de classe moins 1). Cette diminution du personnel induit forcément une surcharge de travail considérable et une dégradation du service. Les absences du personnel ne sont plus assurées: on voit s’installer dans nos écoles une chaîne de dysfonctionnements dont sont victimes les enfants et le personnel.

Quand le maire de Toulouse prendra-t-il conscience que ses choix politiques, exclusivement comptables, dégradent le « bien vivre » dans nos écoles et sont à l’encontre de ses discours?

Ce ne sont pas les 50 recrutements annoncés ces derniers jours qui pourront améliorer cette situation devenue intolérable et tout autant ubuesque: 50 postes permettent à peine de faire face aux départs à la retraite et aux ouvertures de classes, certainement pas au retour d’une ATSEM par classe et aux besoins en remplacement.

L’éducation n’est pas la priorité du maire, le »bien vivre »à Toulouse ne concerne pas tous les toulousains: les élèves , les parents, le personnel des écoles en sont exclus…

Le fossé est profond entre le verbe et les actes.

Publicités