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Dans ce temps politique de fin 2016, toutes les attentions se portent sur les primaires ( EELV, LR , PS).Or, dans un même temps, le parti socialiste désigne les candidat-e-s pour les élections législatives.

Cette focalisation sur la présidentielle démontre combien notre pays se désintéresse du rôle de notre Assemblée Nationale et combien le quinquennat de Nicolas Sarkozy a entraîné une hyper-présidentialisation qui n’a pas été infléchie depuis.

Je suis favorable à une sixième république qui rétablirait dans un rôle prépondérant nos député-e-s, mais je n’ai pas le sentiment que la cinquième république soit près de refermer son livre…

Alors, pourquoi notre attention doit-elle se porter sur les désignations de nos

futur-e-s représentant-e-s ?

Le risque de voir la présidente du FN accéder à l’Elysée relève de la politique sciences -fiction : en revanche, le nombre de député-e-s frontistes lui augmentera. D’autre part, il ne faut pas négliger ce qui s’est passé dimanche : les électeurs de droite à la primaire ont montré combien les valeurs traditionalistes émergeaient dans notre pays.

Dans ce contexte politique, il est essentiel de désigner des candidat-e-s qui ont su démontrer leurs compétences, la force de leurs convictions, des député-e-s qui auront le souci de l’intérêt collectif et la volonté de protéger les avancées sociétales mises en œuvre par la gauche.

Au regard de ces qualités , je soutiens la candidature d’Isabelle Hardy pour la troisième circonscription de la Haute-Garonne.

D’aucuns, avec malice, vont penser que je soutiens une collègue élue : facile et c’est peu me connaître.

Je soutiens la candidature d’Isabelle Hardy car elle incarne ces nouveaux militants qui ont su en adhérant au parti socialiste, travailler, s’interroger, s’approprier nos fondamentaux, ne pas se positionner a priori dans un club, adhérer à des fins opportunistes.

Représentante de la société civile sur la liste de Pierre Cohen lors des élections municipales de 2008, elle incarnait au sein de notre équipe, ce monde de l’entreprise peu présent parmi les militants socialistes, un autre parcours au service des mêmes convictions.

Elle a adhéré au parti socialiste alors qu’elle était déjà élue et avait déjà démontré ses compétences d’élue. Son choix s’est opéré autour de valeurs partagées, pas dans une démarche tactique.

Elle n’est pas ce type de candidate pour qui le mandat d’élue fait partie du plan de carrière.

Cette honnêteté dans sa démarche, ses compétences d’élue, sa connaissance des dossiers structurants ( transports, urbanisme, développement durable, économie numérique pour les plus essentiels), une élue de terrain connue et reconnue, lui permettront d’être une députée dans la tourmente, car j’en suis persuadée, hélas, le prochain quinquennat ne sera pas un long fleuve tranquille.

 

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