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Auteur

Gisèle Verniol

Militante socialiste, j'ai été secrétaire fédérale chargée du droit des femmes pendant six ans et ai collaboré pendant de nombreuses années au journal de la Fédération Socialiste de Haute-Garonne. Professeur des écoles, directrice de l'école élémentaire Lakanal pendant 10 ans, j'ai pris ma retraite anticipée pour assumer mon mandat de 1ère adjointe déléguée à l'éducation de Toulouse. Après le choc de la défaite des municipales de mars 2014, les champs de l'expression politique se réduisant, la tenue d'un blog me semble correspondre à la nécessité de témoignage et d'échange.

Le marathon trimestriel

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Quel est le synonyme de Conseil Municipal à Toulouse ?

« Marathon trimestriel »

11 décembre 2014, 18 mars 2015 : trois mois pendant lesquels le débat démocratique municipal s’est exercé à Toulouse par communiqués et conférences de presse.

Le conseil municipal est le lieu de l’exercice de la démocratie et le maire de Toulouse a décidé de la faire vivre a minima : désormais, 4 conseils par an seront convoqués, les 4 conseils imposés par la loi.

Malgré les protestations des élus d’opposition, il ne reviendra pas sur sa décision. Il est vrai qu’il préfère les inaugurations et les conférences de presse aux débats politiques !Sa posture de maire consensuel, à l’écoute, abhorrant tout sectarisme ne colle pas avec celle de ce maire qui met tout en œuvre pour ne pas s’exposer à la contradiction politique.Avec 4 conseils par an, il cherche à réduire l’expression des élus d’opposition au maximum : les séances d’examen des délibérations deviennent des séances marathon au cours desquelles, il doit espérer voir faiblir notre vigilance.

Cette tactique politicienne est tellement évidente qu’elle ne peut que renforcer notre investissement !

Bien tenté : mais c’est raté !

(Le conseil du 18 mars a débuté à 10h, interruption de séance de 12h à 13h30, séance levée à 23h40!)

 

 

 

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Les pensées du Capitole

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Les pensées du square du Capitole et les potelets du quai de la Daurade.

Mars 2016 : 2 ans se sont écoulés depuis l’arrivée de Jean-Luc Moudenc au Capitole.

Ces 2 ans d’exercice permettent de tirer un premier bilan de sa politique.

Pour moi, ce qui la symbolise le plus parfaitement se sont les pensées qui fleurissent dans le square du Capitole et les potelets flambants neufs place de la Daurade.

Ces modifications des projets initiaux de Bruno Fortier et Joan Busquets caractérisent l’idéologie politique de Jean- Luc Moudenc : retour du conformisme , volonté de remonter le temps politique jusqu’en 2008, et de modifier les projets que nous avons réalisés pour imposer sa marque de fabrique, renouer avec le conservatisme qui avait éloigné Toulouse de son destin de quatrième ville de France !

Des fleurs à la place des fourrés et des haies pour le conservatisme provincial…

Mais aussi…Des potelets éclosent place de la Daurade et  un peu partout dans notre ville pour lutter contre le stationnement anarchique, et redonnent de fait réalité à la voiture.

Ces choix viennent à l’encontre de la philosophie d’aménagement du centre ville de Joan Busquets, de notre volonté politique d’apaiser le centre ville et de favoriser la piétonisation et les déplacements doux.

La création éventuelle de la troisième ligne de métro renforcera encore la place de la voiture qui peut continuer à occuper l’espace en surface !

Les pensées et les potelets doivent nous alerter : attention, retour vers le passé et immobilisme à l’horizon !

 

 

Le 9 mars et les jours d’après ?

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Voilà que le 8 mars m’agace ! 8 mars, Journée internationale de la Femme ?

Cette journée m’exaspère : serait-ce les effets du temps qui passe et n’amène aucune avancée significative en matière d’égalité de genre depuis plus de 40 ans ?

Adoptée en 1977 par l’ONU cette journée qui devait être un temps de bilan sur la situation des femmes dans le monde, bilan et temps de revendication, est devenue au fil du temps, au mieux le marronnier du mois de mars, pour le pire une journée de marketing politique et commercial.

Le marronnier : nous avons eu hier notre quota de pourcentages, de statistiques, de rappel historique. Bien évidemment c’est utile, mais tout au long de l’année, c’est le silence média: la vraie définition du marronnier !Les actions militantes passent désormais au deuxième plan, même dans la presse locale, aucun éclairage particulier sur les actions de telle ou autre association féministe.

En ce 8 mars , j’aurais même apprécié un « coup » de marketing politique : un engagement pris à faire respecter la loi sur l’égalité salariale. Il serait temps ! Je rappelle la première date : 1972 ; plusieurs ont suivi jusqu’à celle de 2001 (loi Genisson), la dernière en 2014.

Hélas, que retenir cette année : l’interview du président de la République dans un hebdo féminin et l’annonce de Madame Kosciusko-Morizet de sa candidature à la primaire LR : je vous laisse apprécier les avancées sur l’égalité de genre.

Faire respecter les lois? Quand et par qui ?

Yvette Roudy , ministre des Droits des Femmes de François Mitterrand doit désespérer ; après les avancées des années 80, la création de l’Assemblée des femmes en 1992 l’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas encore réelle : nous le savons, dès lors qu’il n’y a pas une volonté politique forte, les lois ne s’appliquent que modérément, voire partiellement.

S’engager à faire appliquer la loi sur l’égalité salariale ? Qui aura cette volonté politique ?

Cela ne se fera pas dans un avenir proche, hélas : à la lecture du projet de réforme du code du travail, ce sont les salariées qui paieront le plus lourd tribut , notamment sur la possibilité de fractionner le temps de repos quotidien : envisagez comment la grande distribution s’emparera de cette aubaine pour réduire la masse salariale!

Voilà pourquoi je désespère et suis agacée par ce 8 mars qui est devenu un jour de communications et de prêches oubliés dès que prononcés. Un peu comme les visites au salon de l’agriculture, passage obligé, paroles envolées, temps obligatoire du politiquement correct mais dénué de volonté réelle.

Le 8 mars n’est plus  « La Journée internationale des Droits des Femmes », elle est devenue par abus langagier, « la Journée internationale de la Femme ».

Une journée donc pour « fêter » la femme… et non pour dénoncer toutes les discriminations dont elles sont victimes. D’un acte politique on a glissé en 40 ans vers le marketing. Marketing politique, mais aussi commercial : un hebdomadaire, se revendiquant féministe, fait la liste « des choses à faire pour la Journée de la Femme » ; le champs lexical des actions répertoriées laisse rêveuse: «  chouchouter » , «  fleurir », « zapper car la télécommande nous appartient ! ».

J’ai cru lire le « Modes et Travaux »  de ma mère en 1960 ; je ne citerai pas tous les mails des enseignes envoyés hier : produits de beauté, vêtements, soins esthétiques…

Notre pays a régressé : la France en cette fin de quinquennat n’a plus de ministère du Droit des Femmes. Je ne doute pas des convictions féministes de la ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des Femmes, mais le symbole fort d’un ministère des Droits des Femmes de plein exercice est mis à mal. De plus, il aurait été pertinent que la ministre évalue en ce 8 mars l’application de la loi du 4 août 2014, indique ses orientations pour son application effective. Mais là grand silence…

Cependant, il existe depuis le dernier remaniement, un secrétariat d’Etat à l’Égalité réelle…(du nom de la loi de 2014)

« Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots » disait J. Jaurès

 

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Le Jour d’après

Tout a été dit, écrit, sur cette semaine passée ….

Mais aujourd’hui, au-delà des quelques retours sur la mobilisation sans précédent, les commentateurs politiques attendent., ils attendent des actes de la part du gouvernement pour protéger contre la menace terroriste .

Et de toujours imposer l’action à la réflexion .

L’horreur n’impose pas la précipitation.

La réflexion, c’est déjà vérifier que les dispositifs existants sont bien mis en œuvre.

Aujourd’hui, la Ministre de l’Education Nationale reçoit les membres de la communauté éducative afin que l’école se saisisse de la nécessité de transmettre les valeurs de la république …

Je pense que l’école a toujours été pleinement consciente de ce rôle.

Dans le cadre de la loi de la refondation de l’école, la citoyenneté est un axe affirmé et acté dans la création des Projets Educatifs de Territoire.

Les PEDT répondent bien à la nécessité de cette continuité éducative, continuité éducative car l’Ecole ne peut pas TOUT.

Les parents, les acteurs locaux, les enseignants se doivent de définir leurs rôles, et par de multiples sollicitations éduquer les jeunes, établir un maillage face à l’enrôlement sectaire , leur donner les clés de la citoyenneté, du respect de l’autre.

Redéfinissons ensemble ce que veut dire réussite scolaire afin de rétablir l’estime de soi pour tous ces jeunes qui quittent l’école avec le sentiment de l’échec…

Par le sport, la culture et l’appropriation des savoirs, de tous les savoirs, nous répondrons à la désespérance de nos enfants et bâtirons les véritables bases du Vivre Ensemble.

Avant tout arsenal de réponses, agissons avec les dispositifs existants et surtout vérifions qu’ils fonctionnent réellement !

Moins de livres, plus de caméras

Lors du conseil municipal du 12 décembre, Jean-Luc Moudenc et sa majorité municipale au prétexte des « ajustements financiers parce que les caisses municipales seraient vides », ont d’ores et déjà ébauché le futur budget de la ville de Toulouse et ainsi, leurs futurs choix politiques. Lesdits choix déjà opérés justifient pour les années à venir les plus grandes craintes et ne font que valider ce que nous savions déjà : l’école n’est pas et ne sera plus une priorité pour l’équipe municipale. En revanche les caméras, et l’accompagnement des fantasmes urbains, oui ! Au-delà de ces choix, ce qui m’a paru le plus choquant c’est la posture désinvolte et totalement décomplexée de l’adjointe chargée de l’éducation qui affirme et assure en conseil municipal qu’une baisse de 13% du budget alloué aux écoles toulousaines est tout à fait envisageable car, dixit : « les écoles ne dépensent pas la totalité des sommes allouées »… Circulez, rien à dire et souriez, vous êtes filmés ! Cependant, je connais bien la communauté éducative toulousaine, cette analyse hasardeuse ne restera pas sans effet.                  

 

Tout était si calme, avant l’arrivée des crocodiles …

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Depuis la semaine dernière, des crocodiles viennent perturber la quiétude du Capitole.

Pourtant depuis mars dernier, notre Hôtel de ville se voulait la maison des Bisounours : pas de rupture avec la précédente majorité, pas de chasse aux sorcières à l’encontre du personnel municipal, peut-être un brin de fermeté envers les prostituées, les précaires, les gens du voyage, mais rien d’important donc puisque ces personnes ne sont pas des électeurs potentiels.

Le Maire de Toulouse, est toujours, et, est  déjà en campagne électorale donc, rien ne doit heurter,

La ville qui protège façon Comtesse de Ségur…

Tout était si calme, avant l’arrivée des crocodiles…

Le projet crocodiles est une bande dessinée  de Thomas Mathieu, qui met en scène des hommes prédateurs ( les crocodiles) dans le quotidien des femmes : harcèlements verbal et/ ou  physique, viol, agression.

Ces planches, écrites à partir de témoignages réels, ont pour but de susciter les prises de conscience, des réactions , ce sont des supports pour amorcer les discussions.

Et là l’objectif a été atteint mais hors sujet. Des discussions il y en a eu et ce n’est pas terminé :  d’abord au sein du bureau de la commission de la cohésion sociale sur la pertinence de ces supports : des élu(e)s choqué(e)s « par la violence des témoignages et la BD ! » : oui un viol, mesdames et messieurs les élus, c’est violent !

« Mais a-t-on besoin de tout montrer, de tout dire ? »

Et voilà l’éternel débat, dire, ne pas dire, montrer, ne pas montrer.

Une question simple : comment les victimes  peuvent-elles dire si nous les enfermons dans le silence, dans le correct, dans le pas choquant,  dans le policé ?

Le projet  crocodiles ne sera pas présenté demain à Toulouse.

Nous aurons droit à des litanies de chiffres et de mots dénonçant les violences faites aux femmes, tout cela bien aseptisé au formol de la bienséance.

La bienséance, c’est de cela dont il est  question : ne pas choquer, c’est  le credo des élus toulousains de la majorité municipale.

Bienséance, et hypocrisie : « le projet ne sera pas présenté car il n’était pas possible d’anticiper  sur le public ».

Rien n’obligeait à ce que cette exposition soit réalisée sur l’espace public, mais pouvait l’être dans un lieu où ce travail aurait été accompagné…

Des arguments de façade  pour dissimuler un positionnement idéologique.

Lutter contre les violences faites aux femmes,  oui, certes , ma chère, mais avec le code MST.( mocassin, serre-tête) .

A ce train là, les crocodiles ont de beaux jours devant eux .

Rentrée scolaire à Toulouse. Les économies, encore et toujours ! A qui profitent-elles, qui les subit ?

La démographie importante dans notre ville contraint à avoir recours à la création de groupes scolaires provisoires en anticipation de la livraison définitive.
C’est le cas du quartier de Saint-Martin du Touch pour cette rentrée, comme cela était le cas pour le quartier de Saint-Simon l’année dernière.
Locaux provisoires, modulaires, ou plus communément dits préfabriqués, ne sont pas synonymes d’inconfort et de défaut d’équipement pour l’enseignement.
Les parents d‘élèves du groupe scolaire Guilhermy étaient très réservés sur la qualité du bâtiment que l’on allait édifier pour trois ans: la rentrée 2013 avait levé leurs doutes et leurs réserves quant au confort d’accueil.
Au cours du premier trimestre de l’année scolaire écoulée, j’ai fait la même proposition aux parents d’élèves du quartier de Saint-Martin du Touch afin d’accueillir tous les enfants du quartier dans de meilleures conditions et pour pallier l’erreur de programmation du groupe scolaire Fleurance qui ne correspondait pas aux besoins du quartier.

Rassurés par la prestation du groupe scolaire provisoire de Saint-Simon, en réunion publique, les parents d’élèves avaient accepté .

Cette future école élémentaire, hélas, a subi les changements de majorité municipale et le prestataire qui avait construit le groupe Guilhermy n’a pas été retenu : résultats les conditions d’accueil ne sont plus les mêmes, et selon les contacts, l’école ressemble plus à des locaux modulaires de chantiers.
Certes, une école provisoire de haute prestation coûte , mais ce sont les enfants, leurs enseignants qui vont subir les choix budgétaires des élus de la nouvelle majorité : le « tout économie » n’a pas de raison quand il est question d’éducation !
Il y a d’autres choix politiques possibles !
Je crains que nous en revenions à avant 2008, où l’école n’était jamais la priorité pour M Moudenc.
Les parents auront des caméras de vidéo-surveillance, les enfants auront une nouvelle rocade…

Standing ovation ou le degré supérieur de l’applaudissement

Les « standing ovation » m’agacent.
Applaudir, quand et pourquoi ?
On applaudit en signe d’assentiment, de plaisir, d’hommage, de joie.
Mais de nos jours les applaudissements ne suffisent pas à nous manifester …
Force est de constater que l’on n’applaudit désormais que rarement en restant assis, il faut se lever pour renforcer, et ainsi, applaudir serait devenu convenu et obligé…pas assez explicite.
Mais à multiplier les applaudissements debout , ces « standing ovation » deviendront elles aussi d’une banalité patente : il faudra donc trouver une autre forme d’expression plus marquée.
A surjouer, on n’exprime rien d’autre que l’aspect convenu et attendu pour un instantané d’image qui veut gommer la réalité.
Rien de plus, mais les images et les commentaires seront dans la presse ; l’essentiel finalement pour imprimer les rétines et effacer le réel.

Je reviens de La Rochelle, cela ira mieux demain …

« MATIN BRUN »

Ce matin, j’ai pensé à l’ouvrage de Franck Pavloff, MATIN BRUN, écrit en 1998, mais qui n’a connu une certaine renommée qu’en 2002, allez savoir pourquoi I

La défaite du PS et de l’UMP était certes annoncée, mais l’ampleur de la victoire pour le FN et les partis populistes et d’extrême droite européens n’était pas envisagée à cette hauteur….

Moins de la moitié des électeurs français ont décidé de la victoire d’un parti populiste xénophobe .

Hier dans son allocution Madame Le Pen est intervenue par des propos dont le champs lexical se situait dans un contexte « national –socialiste ».

Est-ce que l’histoire peut se répéter ?

Comment réussir à recréer les liens avec tous ces français désespérés par la politique et qui se font confisquer leur avenir par une minorité ?

Depuis plus de dix ans cette victoire s’amorçait : les affaires, les arrangements, les compromis, ont contribué à cette désespérance et à cette certitude pour plus d’un français sur deux que les partis dits de gouvernement ne s’intéressaient pas à eux.

Va-t-on laisser l’inexorable se dérouler jusqu’en 2017 ?

Comme Charlie et son copain, va-t-on détourner les yeux des problèmes pour éviter les justes questionnements ?

 

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