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La vérité est dans les détails.

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Aujourd’hui l’adjointe au maire chargée de l’éducation recevait les élèves qui avaient participé au projet « Ecolier citoyen dans ma ville ».

Pas tous. Ceux qui avaient conduit un projet photo, et ces photos étaient exposées salle des Illustres.

Mettre en lumière le travail réalisé par les élèves et les enseignants est un projet qui a vu le jour en 2010. D’ailleurs cette manifestation s’appelait » Lumières sur la ville » lors de sa première édition.

Avec l’Inspecteur de l’Education Nationale d’alors, nous avions choisi ce lieu emblématique de la place du Capitole pour exposer les réalisations des enfants, afin que chaque toulousain puisse découvrir leur travail, l’ingéniosité des projets, admirer les productions plastiques et se laisser charmer par les musiciens en herbe qui se produisaient sur la scène qui accueillait quelques jours plus tard la fête de la musique.

Mettre en lumière le travail réalisé par les écoles situées en éducation prioritaire: c’était notre objectif, faire partager avec le plus grand nombre de toulousains le travail d’une année. Un carrefour des écoles, lieu d’échanges entre élèves de tous les quartiers toulousains.

Depuis 2015, cette mise en lumière n’est plus: les expositions sont revenues dans les quartiers: chacun chez soi…Cette année, seules quelques photos ont eu le privilège de la maison commune, seuls quelques élèves ont été reçus.

Pourquoi ce changement de cap, les économies comme toujours invoquées depuis 2014, le manque d’intérêt assurément.

La place du Capitole peut arborer les étendards de l’Euro 2016, et attendre les caméras de télévision pour la fête de la musique.

C’est la nouvelle image de Toulouse choisie par le maire.

 

 

 

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Moins de livres, plus de caméras

Lors du conseil municipal du 12 décembre, Jean-Luc Moudenc et sa majorité municipale au prétexte des « ajustements financiers parce que les caisses municipales seraient vides », ont d’ores et déjà ébauché le futur budget de la ville de Toulouse et ainsi, leurs futurs choix politiques. Lesdits choix déjà opérés justifient pour les années à venir les plus grandes craintes et ne font que valider ce que nous savions déjà : l’école n’est pas et ne sera plus une priorité pour l’équipe municipale. En revanche les caméras, et l’accompagnement des fantasmes urbains, oui ! Au-delà de ces choix, ce qui m’a paru le plus choquant c’est la posture désinvolte et totalement décomplexée de l’adjointe chargée de l’éducation qui affirme et assure en conseil municipal qu’une baisse de 13% du budget alloué aux écoles toulousaines est tout à fait envisageable car, dixit : « les écoles ne dépensent pas la totalité des sommes allouées »… Circulez, rien à dire et souriez, vous êtes filmés ! Cependant, je connais bien la communauté éducative toulousaine, cette analyse hasardeuse ne restera pas sans effet.                  

 

Rentrée scolaire à Toulouse. Les économies, encore et toujours ! A qui profitent-elles, qui les subit ?

La démographie importante dans notre ville contraint à avoir recours à la création de groupes scolaires provisoires en anticipation de la livraison définitive.
C’est le cas du quartier de Saint-Martin du Touch pour cette rentrée, comme cela était le cas pour le quartier de Saint-Simon l’année dernière.
Locaux provisoires, modulaires, ou plus communément dits préfabriqués, ne sont pas synonymes d’inconfort et de défaut d’équipement pour l’enseignement.
Les parents d‘élèves du groupe scolaire Guilhermy étaient très réservés sur la qualité du bâtiment que l’on allait édifier pour trois ans: la rentrée 2013 avait levé leurs doutes et leurs réserves quant au confort d’accueil.
Au cours du premier trimestre de l’année scolaire écoulée, j’ai fait la même proposition aux parents d’élèves du quartier de Saint-Martin du Touch afin d’accueillir tous les enfants du quartier dans de meilleures conditions et pour pallier l’erreur de programmation du groupe scolaire Fleurance qui ne correspondait pas aux besoins du quartier.

Rassurés par la prestation du groupe scolaire provisoire de Saint-Simon, en réunion publique, les parents d’élèves avaient accepté .

Cette future école élémentaire, hélas, a subi les changements de majorité municipale et le prestataire qui avait construit le groupe Guilhermy n’a pas été retenu : résultats les conditions d’accueil ne sont plus les mêmes, et selon les contacts, l’école ressemble plus à des locaux modulaires de chantiers.
Certes, une école provisoire de haute prestation coûte , mais ce sont les enfants, leurs enseignants qui vont subir les choix budgétaires des élus de la nouvelle majorité : le « tout économie » n’a pas de raison quand il est question d’éducation !
Il y a d’autres choix politiques possibles !
Je crains que nous en revenions à avant 2008, où l’école n’était jamais la priorité pour M Moudenc.
Les parents auront des caméras de vidéo-surveillance, les enfants auront une nouvelle rocade…

Premier rendez-vous et premier … renoncement

15 Mai 2014: première grève concernant les enseignants et le personnel des écoles .

Les parents d’élèves sont en situation de vérifier si le candidat J-L Moudenc tient ses engagements de campagne : “je proposerai un vrai service d’accueil , six lieux répartis sur tout le territoire de la ville, afin d’être au plus près des besoins des familles”.

Le communiqué du Maire est paru: les six lieux promis sont divisés par deux et de plus, circonscrits aux quartiers de Lardenne ,St-Cyprien et Carmes…quartiers limitrophes, centre et sud-ouest.

L’annonce fait pschitt…mais c’est normal quand on dirige l’UMP 31, on a des références nationales…mais surtout l’engagement de campagne n’est pas tenu.

M Moudenc a , il convient de le souligner, de la constance et de la ténacité proches de l’entêtement, voire une méconnaissance de l’organisation inhérente au dispositif.

Cet engagement de campagne avait été initialement présenté en tant que voeu de l’opposition , la réponse alors faite, avait été factuelle et dénuée de tout positionnement idéologique.

Quand Pierre Cohen a été contraint de proposer un dispositif, celui-ci recensait 6 lieux. Cette proposition n’a jamais pu être mise en œuvre, car malgré notre volonté de respecter la disposition soumise au Préfet et au Directeur Académique , les conditions n’ont jamais pu être réunies pour son application dans les faits.

Cette loi est inapplicable car il est impossible en 48 heures de recenser le personnel susceptible d’encadrer tous les enfants dont les enseignants sont déclarés grévistes, ( +30 000 élèves scolarisés) d’autant quand le préavis de grève concerne toute la fonction publique comme cela a été le cas ce 15 mai, et comme cela l’a été pour toutes les grèves de l’éducation nationale depuis 2008, et que l’on veut respecter une qualité d’accueil des enfants avec un taux d’encadrement proche des accueils de loisirs, tout enseignant gréviste correspondant à 2 animateurs

Cette loi est inapplicable, car si l’on a résolu d’un coup de baguette magique la problématique du recrutement des animateurs, il convient ensuite de proposer des lieux car toutes les écoles ne sont pas fermées et ne constituent pas des possibilités d’accueil.

Il faut ajouter à toutes ces difficultés organisationnelles, et contrairement aux annonces du ministre Darcos, et à la volonté du Président Sarkozy, de gommer les effets des grèves, ce dispositif ne correspond pas aux demandes des parents, car en 6 ans les enfants accueillis sur le seul lieu d’accueil à Toulouse n’a jamais dépassé la centaine: rajouter 2 lieux revient à coûter inutilement à la collectivité, sans pour autant satisfaire au maillage du territoire puisque les lieux proposés étaient tous proches les uns des autres.

Mais il en est de J-L Moudenc comme de Nicolas Sarkozy en 2008 : faire de la politique clientéliste en surfant sur le mécontentement des citoyens et faire des propositions irréalistes et irréalisables, pour la satisfaction immédiate de dire “ nous ferons mieux!”.

Mais non…

 

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